Entrevista. Guy Courbebaisse, sus experiencias en Medicina/Salud

Escrito por  Miércoles, 18 Diciembre 2013 07:31

Ingeniero físico eléctrico del ICIP, Instituto de Química y de Física Industrial (Institut de Chimie et de Physique Industriel) de Lyon, hoy llamado ESCPE Escuela Superior de Química, Física y Electrónica (Ecole Supérieure de Chimie Physique et Electronique. Doctor en procesamiento de señales del INPG, Instituto Nacional Politécnico (Institut National Polytechnique) de Grenoble.


1.    Comment s'est intégrée l'informatique dans votre formation? Est-ce que l'informatique s'intégrait de façon transversale (dans tout votre cursus) ou ponctuellement (quelques cours d'informatique)?

Elle s’intégrait dans un premier temps de façon ponctuelle afin d’appréhender les bases de l’informatique et la connaissance de langages informatique (Pascal, Basic, Fortran, C, C++), puis l’informatique scientifique est devenue transversale lors de la formation spécialisée en traitement du signal et des images.

2.    Comment êtes-vous arrivé à travailler dans le médical?

J’ai intégré en Janvier 2005 le laboratoire CREATIS Centre de rechercher en imagerie médicale et compte tenu de mes problématiques de recherche à la frontière du traitement d’image et de la simulation numérique, j’ai été amené à collaborer avec des praticiens hospitaliers et des neuroradiologues.

3.    Dans quels types de projets avez-vous travaillé?

J’ai travaillé sur des projets industriels pour les constructeurs automobiles, pour l’aéronautique, pour les plasturgistes et sur des projets académiques nationaux et européens (INTERREG, RNTL, ANR, LABEX, COST, STREP …).

4.    Parmi ces projets, quelle a été la plus belle expérience?

Sans conteste le projet Européen Thrombus que je pilote actuellement, est la plus belle expérience. C’est un projet pluridisciplinaire qui est le fruit de collaborations remontant à plus de 10 ans avant Thrombus pour certaines d’entre elles.

5.    et la plus désagréable?

Dans certains cas le choix de certains partenaires n’est pas pertinent et c’est à ce moment que les problèmes surviennent. Mais un bon chef de projet a toujours une solution de rechange (gestion des risques).

6.    Décrivez-nous en quelques mots le projet Thrombus-vph: quels sont ses objectifs? Quel rôle joue l'informatique dans le projet? Quelles perspectives espérez-vous ouvrir?

Le projet Thrombus (http://www.thrombus-vph.eu) est un projet pluridisciplinaire qui traite de la thrombose dans les anévrismes intracrâniens. L’objectif est de comprendre la formation du thrombus dans un anévrisme. Ce thrombus ou caillot de sang peut se former naturellement ou bien en introduisant des prothèses endovasculaires telles que des stents. Ce projet doit concrètement produire deux prototypes informatiques ; un système collaboratif construit sur la base d’un logiciel commercial de télémédecine, et un système d’aide à la décision pour le neuroradiologue. Egalement l’informatique scientifique est omniprésente pour le traitement des images médicales, la modélisation de phénomènes biologiques, de flux sanguins et de prothèses endovasculaires.

7.    Sans aucun doute, Thrombus-vph est un projet purement interdisciplinaire ; comment avez-vous réussi la coordination d'un groupe de personnes de cultures et de formations différentes et qui ne parlent pas nécessairement le même langage technique?

Je pense que pour proposer un tel projet et ensuite le piloter, il faut un chef de projet qui a lui-même une culture scientifique pluridisciplinaire et qui par sa vue d’ensemble peut construire une problématique de recherche originale pouvant susciter à la fois l’intérêt de scientifiques, d’ingénieurs, de médecins et d’industriels. Mes expériences professionnelles dans l’industrie puis dans le cadre académique m’ont permis de mettre en place une stratégie de management qui ne peut pas être basée sur des rapports hiérarchiques. Une manière de soutenir la dynamique de collaboration pendant tout le projet est de développer un réseau parallèle au projet de scientifiques et de médecins permettant d’insuffler de nouvelles idées et de donner une expertise à chaque étape importante du projet.

8.    Une des questions d'actualité est la relation entre la recherche et l'innovation, comment gérez-vous cette relation dans le cadre du projet Thrombus-vph?

Cette question est essentiellement abordée avec les partenaires industriels. Un projet de transfert est élaboré avec une cellule de valorisation permettant de réaliser l’interface entre les milieux académique et industriel dans le cas d’un dépôt de brevet ou d’un contrat d’exploitation de licences.

9.    Quelle suite envisagez-vous pour Thrombus-vph?

Une des possibilités est d’amplifier les relations internationales développées pendant Thrombus; une première piste concerne la réponse à des appels à projets transatlantiques.

10.Selon vous, quel est le plus grand obstacle pour travailler avec l'informatique, dans le milieu médical?

Si l’implantation de l’informatique n’est pas le fruit d’une démarche globale, l’outil informatique peut-être plus un handicap qu’un avantage. Il faut que l’outil informatique soit déployé sur l’ensemble de l’hôpital afin d’assurer la compatibilité des systèmes et de tous les services : suivi des patients, imagerie médicale, services informatiques généraux, …

11.Dans la formation des professionnels (ingénieurs) qualifiés destinés à travailler dans le milieu médical, croyez-vous qu’il faudrait créer une formation professionnelle particulière, ou bien les formations d’ingénieur classiques sont-elles suffisantes?

Je pense qu’il faut prévoir une partie du cursus où le fonctionnement des hôpitaux est présenté avec l’objectif de comprendre quels sont les mécanismes de prise de décision par exemple au niveau technologique. Egalement, une formation sur les appareils et systèmes cliniques ainsi que les normes à respecter doit-être mise en place.

12.Aujourd'hui les ordinateurs sont partout. Néanmoins, dans la médecine on peut noter une certaine réticence à les utiliser. Quelle stratégie recommanderiez-vous pour encourager l'utilisation de la technologie d'une façon plus universelle dans la pratique clinique?

La sensibilisation des utilisateurs (charte informatique, …), la formation des personnels et les contrats de maintenance doivent être prévus en même temps que le projet informatique de l’établissement est établi. Il faut que les outils informatiques apportent de réel gain de temps et qu’un service de maintenance puisse intervenir rapidement en cas de problèmes. Par ailleurs il faut prévoir différents domaines d’utilisateurs permettant par exemple à des médecins ou scientifiques extérieurs, d’accéder à certains services de l’hôpital.

 

http://www.creatis.insa-lyon.fr/~courbebaisse

http://www.thrombus-vph.eu

http://www.epractice.eu/

 

Traducción: Leonardo Flórez V.

 

1.    ¿Cómo se integra la informática en su formación?, ¿de manera transversal o puntual?

En un principio, la Informática se integraba de forma puntual, con el propósito de aprender sobre sus bases y adquirir el conocimiento de algunos lenguajes de programación (Pascal, Basic, Fortran, C, C-- ). Después, la Informática científica se volvió transversal, cuando comencé mi formación especializada en procesamiento de señales e imágenes.

 

2.    ¿Cómo llega usted a trabajar en temas relacionados con Medicina/Salud?

En enero del año 2005, llegué al Laboratorio CREATIS (Centro de Investigación en Imagenología Médica), de Lyon. Teniendo en cuenta mis intereses de investigación, los cuales se encuentran en la frontera entre procesamiento de imágenes y la simulación numérica, fue natural comenzar a colaborar con médicos que hacen práctica en hospitales y con neuroradiólogos.

3.    ¿En qué tipo de proyectos de investigación ha participado?

He trabajado en proyectos industriales para compañías automotrices, aeronáuticas, de plásticos y sobre proyectos académicos nacionales (franceses) y europeos (INTERREG, RNTL, ANR, LABEX, COST, STREP…)

4.    De estos proyectos, ¿cuál ha sido su experiencia más grata?

Sin lugar a dudas, el proyecto europeo Thrombus, el cual lidero en la actualidad. Ha sido la mejor experiencia. Se trata de un proyecto multidisciplinario, fruto de un conjunto de colaboraciones que datan de más de 10 años, antes de comenzarlo.

5.    ¿Y la más desagradable?

En algunos casos, escoger socios de trabajo no es pertinente. En ese momento, los problemas surgen. Pero, un buen líder de proyecto tiene siempre un plan de contingencia (gestión de riesgos).

6.    Descríbanos brevemente el proyecto Thrombus-vph: ¿cuáles son sus objetivos?, ¿la Informática que papel juega en él?, ¿qué perspectivas esperan abrir?

El proyecto Thrombus (http://www.thrombus-vph.eu) es un proyecto multidisciplinario que estudia las trombosis en aneurismas intracraneanos. El objetivo se centra en comprender la formación de los trombos dentro de un aneurisma. Este trombo o coágulo puede formarse naturalmente o introduciendo prótesis endovasculares, como los stents. Este proyecto debe producir concretamente dos prototipos informáticos, un sistema colaborativo desarrollado sobre la base de un software comercial de Telemedicina y un sistema de apoyo al diagnóstico neuroradiológico.

Igualmente, la Informática científica es omnipresente en el procesamiento de imágenes médicas, el modelado de fenómenos biológicos, flujos sanguíneos y de prótesis endovasculares (stents).

7.    Sin duda, Thrombus-vph es un proyecto puramente interdisciplinario, ¿cómo ha logrado coordinar un grupo tan heterogéneo de investigadores que, a veces, no hablan el mismo lenguaje técnico entre ellos?

Pienso que para proponer un proyecto de esta magnitud y liderarlo, se necesita un director de proyecto con cultura científica multidisciplinaria y que, gracias a una vista holística del contexto, pueda definir una problemática de investigación original que pueda suscitar, a la vez, el interés de científico, ingenieros médicos y de la industria. Mi experiencia profesional en la industria, seguida en la Academia me ha permitido proponer una estrategia de administración que no está basada en relaciones jerárquicas. Una manera de mantener la dinámica de colaboración durante el proyecto es desarrollar una red paralela de científicos y de médicos, que permita generar ideas nuevas, novedosas, además de compartir habilidades entre todos los miembros del proyecto, en cada fase importante.

8.    Una de las cuestiones de más actualidad es la relación investigación-innovación, ¿cómo gestiona usted esta relación en el marco del proyecto Thrombus-vph?

Esta cuestión es esencialmente abordada con los socios industriales. Un proyecto de transferencia tecnológica fue creado con una «célula de valorización» (incubadora de empresas), que permite construir una interfaz entre los ambientes académicos e industriales, para casos de presentación de patentes o de un contrato de utilización de licencias.

9.    ¿Qué viene después de Thrombus-vph?

Una de las posibilidades es aumentar las relaciones internacionales desarrolladas durante Thrombus. Una primera idea está relacionada con presentar nuevos proyectos con financiación transatlántica (Europa-América).

10.¿Cuál cree que sea el mayor obstáculo para trabajar, desde las TICs, en medicina/salud?

Si la integración de las herramientas informáticas no es un fruto de un trabajo globaL (interdisciplinario), estas herramientas se convertirán en dificultades, más que en ventajas competitivas. Estas herramientas informáticas deben ser implantadas en el conjunto completo del hospital, con el fin de asegurar compatibilidad entre los sistemas y los servicios del mismo ; es decir, entre el seguimiento de pacientes, imagenología médica, servicios generales, etc..

11.Para formar un profesional idóneo que trabaje en TICs para medicina/salud, ¿cree usted que se debe formular una formación particular o con las formaciones clásicas es suficiente?

Pienso que se debe prever que una parte de la formación muestre el funcionamiento de los hospitales con el objetivo de comprender cuáles son los mecanismos de toma de decisiones (por ejemplo, a nivel tecnológico). Igualmente, una formación acerca de las máquinas y los sistemas clínicos, así como las normas a respetar deben ser creadas.

12.Hoy en día, los computadores son casi “omnipresentes”. Sin embargo, en Medicina se nota una cierta resistencia a usarlos. ¿Qué estrategia recomendaría usted para hacer que las TICs sean más universales en rutina/práctica clínica?

La sensibilización de usuarios, por medio de manuales o contratos; la formación de personal y contratos de mantanimiento deben ser previstos, al mismo tiempo que el proyecto informático del establecimiento (hospital) es establecido.

Se debe garantizar que las herramientas informáticas aporten una ganancia real de tiempo y que el servicio de mantenimiento pueda intervenir rápidamente, en caso de que surjan problemas.

Además, se deben prever los diferentes dominios de los usuarios (roles),  que permitan, por ejemplo, a médicos o científicos externos acceder a ciertos servicios del hospital.

 

Leonardo Flórez Valencia. Ingeniero de Sistemas y Computación (2000), Universidad de los Andes, Bogotá, Colombia. Magister en Ingeniería de Sistemas y Computación (2002), Universidad de los Andes, Bogotá, Colombia. DEA (Diplôme d'études approfondies) en Imágenes y Sistemas (2002), INSA (Institut National des Sciences Apliquées) de Lyon, Francia. Docteur en Sciences (2006), INSA (Institut National des Sciences Apliquées) de Lyon, Francia. Actualmente se desempeña como profesor e investigador de planta del departamento de Ingeniería de Sistemas de la Pontificia Universidad Javeriana.

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